Les oiseaux de passage

Quand ai-je rencontré les Baladins du Miroir? Si je m’en tiens à la vérité bête, il n’y a guère plus de trois ou quatre ans. Mais la vérité vraie me souffle qu’il y a trois ou quatre ans j’ai simplement découvert que nous nous connaissions depuis toujours, que ces baladins-là étaient comme des amis d’enfance. Ils sont venus, un jour, choisir des contes dans mes livres. Ils en ont fait le Chant de La Source. J’ai vu leur spectacle, un dimanche, dans leur théâtre forain et j’en suis resté émerveillé
de pied en cap, amoureux, ébahi comme devant un cadeau inespéré. En 2010, ils m’ont invité à raconter en Avignon, un soir de juillet, sous leur chapiteau. Et sur l’élan, pour le plaisir, ils ont chanté parmi mes contes. Que dire de cette soirée ? Que le public, de mon point de vue de conteur, fut magnifique. Je me suis dit, aussitôt après : voilà ce que j’ai vraiment envie de faire. Unir
des voix, paroles et musiques. Marier des contes et des chants pour qu’ils fassent l’amour ensemble et qu’ils donnent naissance à une sorte de concert de contes qui s’appellerait Les oiseaux de passage. Les histoires ont besoin des hommes pour vivre. Sans la force que nous leur donnons elles se déferaient dans le ciel, comme des fumées. Je crois cela, intimement. Et que la voix des contes soit littéralement portée par le chant des femmes, voilà qui me paraît enthousiasmant. La voix des femmes, c’est la plus ancienne mémoire des hommes. Ce que nous voulons vous offrir? Des soirées immémoriales et simples, des bonheurs suspendus au-dessus du temps, des célébrations joyeuses. A bientôt ! Henri Gougaud, octobre 2010

Agenda de la tournée

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